Faire son alyah, c’est un changement de vie monumental, pas seulement pour les adultes, mais aussi pour les enfants. Cette aventure, qui peut sembler excitante pour les uns, peut aussi être source de défis pour les plus jeunes. Alors, comment faire en sorte que cette transition vers une nouvelle culture et une nouvelle langue se passe au mieux pour eux ? Voici quelques conseils pour aider vos enfants à s’intégrer et à réussir leur alyah.
1. Préparez-les à l’avance
Le secret d’une alyah réussie réside dans la préparation. Impliquez vos enfants dès les premières étapes. Expliquez-leur pourquoi vous avez choisi Israël, montrez-leur ce que ce pays peut leur offrir : le climat, les écoles, les parcs et l’immense richesse culturelle. Prenez le temps de leur expliquer ce qu’ils vont y gagner en termes de qualité de vie, de sécurité et d’opportunités.
Astuce : Familiarisez-les à l’hébreu avant de partir grâce à des applications, des dessins animés ou des livres interactifs. Cela leur donnera confiance dès leur arrivée.
2. Apprendre l’hébreu ensemble
L’un des plus gros obstacles à surmonter pour les enfants olim est la langue. Apprendre l’hébreu est non seulement indispensable pour leur intégration scolaire, mais aussi pour se faire des amis et comprendre leur nouvel environnement. Pour cela, des oulpanim existent partout en Israël, même des oulpanim spécifiques pour enfants. Mais attention, vous ne pouvez pas exiger d’eux qu’ils fassent l’effort d’apprendre la langue si vous-même ne vous y mettez pas. Donnez l’exemple ! Apprendre l’hébreu en famille peut devenir une activité amusante et enrichissante pour tous.
3. Discipline et encadrement : des clés incontournables
En Israël, le système éducatif est effectivement plus souple qu’en France. Les enfants jouissent d’une plus grande liberté, et le pays est perçu comme plus sûr. Mais cela ne signifie pas qu’ils doivent être laissés à eux-mêmes. Il est crucial de poser des limites et d’instaurer un cadre dès le début.
J’ai vu trop de jeunes Français arriver en Israël, se perdre en cours de route, faute d’une supervision rigoureuse. Par manque de discipline et de suivi parental, certains tombent dans la délinquance. Ne laissez pas vos enfants traîner dans les rues sans surveillance. Soyez toujours informé de leurs fréquentations, dès leur plus jeune âge. Si nécessaire, n’hésitez pas à changer d’école ou même de quartier pour les éloigner de mauvaises influences. Vos enfants sont votre priorité absolue.
4. Choisir la bonne école
Le choix de l’école est l’un des facteurs les plus importants dans le succès de l’intégration. Certains établissements proposent des programmes dédiés aux olim, ce qui permet à vos enfants d’être entourés d’enseignants sensibilisés à leurs besoins spécifiques. Il existe également des écoles offrant des classes francophones dans plusieurs villes israéliennes. En fonction du caractère de votre enfant, vous pouvez opter pour une école israélienne classique ou une structure qui offre un soutien linguistique supplémentaire.
5. Encouragez-les à tisser des liens
Aider vos enfants à se créer un réseau social est primordial pour leur bien-être en Israël. Les inscrire à des activités extrascolaires – sport, musique, arts – leur permettra de rencontrer d’autres enfants et de s’intégrer plus rapidement. Que ce soit dans un club de foot, des ateliers de théâtre ou les mouvements de jeunesse israéliens comme les Tsofim (scouts), ces environnements offrent des opportunités pour tisser des amitiés et s’épanouir.
6. Une éducation équilibrée, sans enfants-rois
Il est fondamental de ne pas céder à tous les caprices sous prétexte de leur offrir une transition en douceur. Savoir dire « non » à ses enfants est essentiel. Vous devez leur enseigner la discipline et leur apprendre à respecter des règles claires. Une éducation équilibrée, où l’on impose des limites et où l’on maintient des règles cohérentes, est la clé de leur développement personnel et social. Soyez ferme, tout en restant bienveillant.
7. Être un exemple pour vos enfants
En tant que parent, vous êtes un modèle pour vos enfants. Vous ne pouvez pas attendre d’eux qu’ils s’intègrent en Israël si vous-même vous ne faites pas l’effort de le faire. Apprendre la langue, s’ouvrir à la culture israélienne, participer à des événements locaux, tout cela fait partie du processus. Vos enfants suivront votre exemple, alors montrez-leur que l’effort d’intégration est un engagement familial.
8. Gardez le contrôle et demandez de l’aide si besoin
Si vous sentez que la situation vous échappe ou que vos enfants commencent à fréquenter de mauvaises influences, n’attendez pas que la situation dégénère. Il est toujours possible de réajuster la trajectoire. N’hésitez pas à demander de l’aide, que ce soit auprès de conseillers scolaires, de psychologues ou d’associations spécialisées dans l’accompagnement des olim.
Votre fermeté face aux défis et votre capacité à intervenir rapidement seront les éléments salvateurs pour protéger vos enfants des dérives. N’hésitez pas à prendre des décisions difficiles, comme changer d’école ou même déménager pour éloigner vos enfants des mauvaises fréquentations, même si cela impacte votre propre stabilité professionnelle ou sociale. Le bien-être de vos enfants doit rester votre priorité absolue.
En conclusion
Réussir l’alyah de vos enfants demande du temps, de l’effort, et surtout, une vigilance constante. Ne sous-estimez pas l’importance de l’encadrement, de la discipline et de l’exemple que vous donnez. Une alyah réussie est une aventure de famille, et en tant que parent, vous avez un rôle central à jouer dans cette transition. Avec une bonne préparation, une écoute attentive et des actions concrètes, vous donnerez à vos enfants les meilleures chances de s’épanouir dans leur nouvelle vie en Israël.
Sandrine DRAY
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